23 octobre 2020 Léo Jadaud

Résumé de la saison 2020 !

C’est la fin de saison pour notre vététiste Pierre Billaud. Ce dernier fait le bilan d’une année très particulière pour lui, tronquée par la crise sanitaire. Entre progression, déception et nouvelles ambitions pour 2021, Pierre nous retrace l’intégralité de sa saison !

Décembre / Janvier : Début de la préparation et des stages

« Après avoir coupé trois semaines durant le mois de novembre, j’avais repris petit à petit l’activité physique en pratiquant d’autres sports comme la natation ou la course à pied.

Début janvier, j’ai réalisé un premier stage en Espagne, à Cadaqués, pour commencer à travailler ma base foncière. Les conditions climatiques étaient plus clémentes qu’en France et là-bas, j’ai enchainé les heures de selles.

Par la suite, j’ai effectué un deuxième stage, fin janvier, dans le Pays basque, avec du travail plus spécifique afin de préparer ma reprise des compétitions à la mi-février. 

C’est pendant ce deuxième stage que j’en ai profité pour me rendre à Mallabia, là où se situe le siège social d’ORBEA. J’y ai passé une journée très sympathique durant laquelle j’ai pu rencontrer les collaborateurs de la marque, mais aussi découvrir l’envers du décor. Au sein des locaux de la marque espagnole, j’ai également découvert toute la procédure de fabrication des vélos, de la conception à la mise en carton. Un moment vraiment très intéressant. »

Février : Orbea Alma

« C’est toujours un réel plaisir de recevoir de nouveaux vélos en début de saison, et cette année, c’est l’ALMA qui est arrivé en premier. Cette période de l’année est très excitante car elle annonce un début de saison imminent. Sur cette nouvelle monture, j’ai d’ailleurs pu essayer pour la première fois le nouveau Groupe SRAM AXS, une belle réussite technologique composée d’un dérailleur électrique. Autrement, pour ce qui est du comportement du vélo, je n’ai pas constaté de grand changement étant donné qu’il est identique à celui de 2019. Sur les chemins, j’ai retrouvé toutes les bonnes sensations que m’avaient laissées le modèle précédent. »

Février : Mediterranean Epic

« C’est toujours avec hâte que je reprends la compétition. Cela me permet de me confronter à d’autres coureurs pour savoir où j’en suis physiquement et si la préparation a été bonne. Et pour la Mediterranean Epic 2020, la bataille fut rude avec un gros plateau de coureurs internationaux.

La remise en route a été compliquée en début de course. J’ai manqué d’intensité, mais de kilomètres en kilomètres, je suis parvenu à reprendre de bonnes sensations malgré un rythme très intense durant les quatre jours de compétition. Dommage que je n’avais pas le vélo adéquat. Mon OIZ n’étant pas encore en ma possession à ce moment-là, j’ai perdu beaucoup de temps dans les descentes. J’ai même essuyé une crevaison dans la dernière étape alors que j’étais devant en compagnie des têtes de séries. Dommage. »

Mars : Andalucia Bike Race

« Deux semaines après la Mediterranean Epic, je suis reparti sur la péninsule Ibérique pour un second gros bloc d’intensité sur l’Andalucia Bike Race. Une course à étapes de six jours avec là aussi, un très haut niveau international.

Le premier jour, j’ai effectué un bon prologue avec de bonnes stats encourageantes pour la suite. Je suis petit à petit monté en puissance durant les cinq autres étapes malgré quelques pépins mécaniques. Mais c’est à cause d’une vilaine chute que j’ai été contraint à l’abandon. Cependant, j’ai tout de même pu travailler techniquement et me rassurer physiquement par rapport aux meilleurs mondiaux de ma discipline. Tout était au vert avant d’aborder les premiers objectifs et notamment l’ouverture des Coupes du Monde XCM à Laissac début Mai. »

Mars : Orbea Oiz

« Je brûlais d’impatience de recevoir mon deuxième joujou, le OIZ. Un vélo tout suspendu, plus joueur et plus fun que l’Alma. J’ai mis très peu de temps à m’habituer à cette nouvelle petite machine, étant donné qu’il n’avait pas vraiment changé par rapport à celui que j’avais eu un an auparavant. La saison pouvait réellement se lancer ! »

Mars / Avril : Confinement

« Sauf que la suite, tout le monde la connaît : CONFINEMENT. Ça a été un coup dur mentalement. J’avais l’impression que tout était en train de s’écrouler pour ma saison, mes objectifs, mes ambitions… D’autant plus que j’attendais beaucoup de cette année 2020. Je m’étais très bien préparé et j’étais vraiment à l’aise physiquement, sur-motivé pour porter ce maillot tricolore gagné en octobre 2019.

Mais je ne me suis pas non plus démobilisé. J’ai continué à m’entrainer comme si de rien n’était pour être prêt à reprendre dès que les feux repasseraient au vert. J’ai toujours gardé en ligne de mire mon objectif principal, le Championnat de France, pour tenter de garder ma tunique distinctive. Prévu au départ sur la MB RACE en juillet (qui a été annulée), il a par la suite été repoussé sur la première course de reprise en août, la Transmaurienne.

Actif sportivement tout au long du confinement, j’ai également continué d’être présent sur mes réseaux sociaux. Mes fournisseurs ne m’avaient pas oublié et j’ai pu continuer à créer du contenu en fonction des colis que je recevais au fur et à mesure. Cela m’a aussi permis de garder un lien avec ma communauté et la sphère cycliste sur le digital. »

Mai : Orbea Orca

« LE gros changement de l’année ! Un vélo de course que j’ai reçu juste après la fin du confinement. Plus rigide, plus performant à haute vitesse, notamment avec les roues profilées de chez MAVIC qui apportent un réel plus à ce vélo. Depuis, je me fais bien plus plaisir sur route, avec une sensation de vitesse plus importante et surtout des freins à disques qui permettent un freinage sécurisant en descente et sous la pluie. »

Mai : Présentation maillot BBR

« C’est aussi durant le mois de mai que j’ai dévoilé mon maillot tricolore. J’étais super content de recevoir mes nouvelles couleurs avec mes propres partenaires dessus. C’était mon objectif, mon rêve, et c’est quand je l’ai eu sur les épaules que je me suis rendu compte de tout le chemin et du travail que j’avais fait jusqu’ici. Tout cela n’aurait pas été possible sans toutes les personnes qui m’ont soutenu dans ce projet. J’étais vraiment content pour eux de pouvoir porter ce maillot.

Malheureusement je n’ai pas eu la chance de pouvoir l’arborer très souvent car beaucoup de courses ont été annulées. Mais j’espère bien reconquérir cette tunique une nouvelle fois ! »

Juin : Raid Evolenard

« À la sortie du confinement je n’attendais qu’une seule chose : pouvoir courir de nouveau en compétition. Même si cela s’est fait en tout petit comité et sous une forme un peu particulière, j’étais vraiment heureux de pouvoir remettre un dossard. De plus, les sensations ont vraiment été bonnes lors de cette course, alors que je sortais d’une semaine de stage où j’avais enchainé les mètres de dénivelé. Chronométré sur plusieurs tronçons du parcours, j’avais pris une belle 3ème place parmi l’ensemble des coureurs internationaux présents sur l’évènement. »

Juillet : Engadin Bike Giro

« Après 4 mois sans course, les choses sérieuses recommençaient enfin. Et autant dire que je n’étais pas le seul à avoir eu l’idée de raccrocher un dossard avant la reprise officielle début août. Mais les éléments naturels ne m’ont pas épargné durant ce petit week-end chez les Helvètes.

Le premier jour, j’ai pris une bonne claque. Le cocktail premières chaleurs et haute altitude m’a été fatal. Le lendemain, la météo avait changé du tout au tout avec des conditions froides et humides sous lesquelles j’ai repris un peu de poil de la bête. Lors de la dernière épreuve, les conditions étaient beaucoup plus agréables et j’ai pris mon rythme pour prendre la 18ème place au général. Ce fut un réel plaisir que de parcourir pendant trois jours les paysages magnifiques en altitude de la région de l’Engadine. »

Août : Transmaurienne Vanoise

« Cette course était l’objectif de ma saison 2020 depuis que le Championnat de France y avait été greffé sur la première étape. L’ambiance était vraiment particulière car personne n’avait vraiment pu se confronter aux autres concurrents auparavant. Personnellement, je ne savais pas du tout où j’en étais par rapport à mes principaux rivaux. La situation était très perturbante et en plus de ça, je me suis mis une grosse pression, malgré moi. Je n’avais presque pas porté le maillot tricolore de l’année et je souhaitais à tout prix le récupérer de nouveau. Sauf que c’est cette même pression qui m’a fait perdre mes moyens.

Parti sur un rythme effréné j’ai tenté le tout pour le tout. Mais à mi-course j’ai craqué et la tête a complètement lâché. J’ai dû finir sur une allure moins élevée, vexé, déçu, mais également soulagé d’en avoir fini et de pouvoir lâcher toute cette pression.

Je me suis vite remobilisé car il restait encore 4 étapes sur lesquelles les sensations me sont revenues au fil des jours. À l’issue de l’évènement, je suis parvenu à prendre la 11ème place au général. »

Août : Alps Epic

« L’Alps Epic m’a vraiment fait du bien après la grosse désillusion du Championnat de France. J’ai vraiment pris du plaisir sur le vélo à parcourir des paysages de folies en haute montagne avec une ambiance familiale, sans pression et avec un sans-faute à la clé. Une belle aventure que je conseille à tous les passionnés de VTT qui aiment les défis, et bien évidemment les espaces grandioses ! »

Septembre : Jura Bike Marathon

« Avec les nombreuses courses qui se sont annulées, j’ai souvent été obligé de modifier mon planning de course. Ces imprévus m’ont toutefois permis de découvrir de nouvelles compétitions sur lesquelles je n’avais encore jamais roulé.

Le Jura Bike Marathon est un bel exemple. Un parcours physique et ludique avec un plateau relevé étant donné le peu d’événement organisé. Tout était au rendez-vous pour une bonne partie de manivelle et ce fut le cas avec une 8ème place de décrochée ! »

Septembre : Transvésubienne

« Cette année, j’ai eu la chance de pouvoir rouler sur le grand frère du OIZ, le OIZ TR ! Envoyé spécialement par Orbea pour participer à la Transvésubienne, une course atypique connue et reconnue pour son parcours engagé, le OIZ TR correspondait parfaitement à ce genre de compétition en affichant 120mm de débattement à l’avant comme à l’arrière.

Pour mettre en avant ce modèle peu connu du grand public mais diaboliquement efficace, j’ai donc réalisé et posté une vidéo sur mes réseaux sociaux avec l’aide d’amis. Encore merci à Orbea pour l’envoi de petit bijou !

La Transvésubienne, c’était la course fun de la saison en plus de la découverte d’un monument dans le Cross Country. Un parcours où il ne faut rien laisser au hasard avec du matériel adapté aux conditions. Et pour ma part, j’ai été gâté par mes sponsors ! Les différents équipements que j’ai pu recevoir de leur part m’ont permis de prendre un maximum de plaisir et surtout d’éviter les pépins mécaniques. J’ai pu rallier l’arrivée en un seul morceau et en prenant au passage une belle 3ème place pour ma première participation ! »

Octobre : Extrême sur Loue

« L’Extrême sur Loue est une course particulière que je connais par cœur et qui m’avait laissé de bons souvenirs tricolores l’an passé. Et cette année, les conditions météorologiques étaient d’ailleurs similaires. Un temps humide, avec des chemins boueux. Sur ce parcours sans secret pour moi, j’ai effectué une performance solide en arrivant 2ème français et 11ème scratch. »

Octobre : La Tramun

« En février, j’avais participé à ma première course de la saison en Espagne, et c’est également là-bas que j’ai participé à ma dernière. On m’avait rapporté beaucoup de bien de La Tramun, notamment sur son parcours composé essentiellement de singeltracks techniques et engagés. Le Roc d’Azur ayant été annulé, c’est sans hésitation que j’ai décidé de m’inscrire afin de clôturer cette saison au soleil. Les sensations durant la semaine précédente étaient vraiment bonnes et j’avais à cœur de finir sur une bonne note.

Malheureusement pour moi, un bon rhume s’est invité juste avant le week-end et a diminué mes capacités respiratoires durant l’effort. Sans pouvoir m’exprimer comme je le souhaitais j’ai pris la 16ème position au général. Mais une fois encore, j’ai découvert un superbe événement, organisé d’une main de maitre. Si je le peux, je reviendrai l’année prochaine avec de nouvelles ambitions ! »

Bilan

« C’est une saison très spéciale qui s’achève, tronquée par les restrictions sanitaires. Malgré tout, je n’ai jamais lâché pour tenter de me maintenir en forme en dépit du contexte. D’ailleurs, je suis cette année encore, le meilleur français au Classement Mondial UCI XC Marathon. En gagnant douze places par rapport à l’an passé, je suis actuellement compté 15ème !

Désormais, place à un peu de repos, histoire de bien recharger les batteries. Je me tourne d’ores et déjà vers 2021 avec de nouveaux objectifs et de nouveaux projets pour une saison qui je l’espère, me permettra d’évoluer comme je le souhaite.

Merci à tous pour votre soutien. Famille, proches, amis, partenaires, sans vous, cette aventure ne serait pas réalisable et si plaisante à mener !

À très vite ! »

Crédits photos : La Tramun – 1001sentiers.fr – velovert.com – Christophe Tattu – Est Républicain – Didier Raynaud 


 

Romain & Léo – Jaddlo Sports 😄

 

Partagez l’article sur les réseaux sociaux

Somebody
  • Share:
sharebloc

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

TRAVAILLONS ENSEMBLE

Prenons le temps d’échanger sur votre projet sportif et misez sur le digital !

worktogether