6 avril 2021 Léo Jadaud

On prend les mêmes et on recommence !

Tout juste rentré d’Espagne, Pierre a enchainé sur une nouvelle course à étapes UCI le week-end dernier, la Volcat. En Catalogne, plus précisément à Igualada, il s’est mesuré à une Start-list très similaire à celle de la Mediterranean Epic, composée des meilleurs riders XC Marathon au monde. Et cette fois-ci, il a pu décrocher ses premiers points UCI de l’année !

 

« Étant resté en Espagne la semaine dernière, je suis remonté en Catalogne pour poser mes valises à Igualada. Là-bas, j’ai enchainé en participant à la Volcat, une course classée UCI elle aussi. Et il faut croire que je n’étais pas le seul à avoir eu cette idée puisqu’une grande partie des coureurs de classe mondiale, déjà présents à la Mediterranean Epic, s’y sont également rendus. Des équipes comme la Buff Scott MTB Team, la Team Bulls ou encore la Soudal Lee Cougan Racing Team avaient choisi, tout comme moi, de concourir à cet événement. Avec un niveau aussi relevé, là encore, ça risque de rouler très vite.

 

 

Jeudi 16h00, début de la première étape avec une mise en bouche de 38km pour 800m de dénivelé. Ayant été reconnaitre le parcours la veille, je savais à quoi m’attendre. Il était certain que le rythme allait être très soutenu et qu’il allait falloir être idéalement placé dès le coup de sifflet avant de s’engager dans les premiers singles. Sous peine de voir la tête de course s’envoler. D’autant plus que je ne suis pas forcément trop serein sur la ligne de départ, je sens bien que je n’ai pas encore récupéré de la semaine d’avant, mais je me dis que les choses vont peut-être se débloquer toutes seules.

 

Pourtant bien placé au pied de la première bosse, je m’aperçois rapidement dans celle-ci que la course va être compliquée. Je n’ai pas de force, rien dans les chaussettes. Je suis toujours dans le groupe de tête mais je sais pertinemment qu’à la première accélération je sauterai sans faire d’histoire. Et c’est ce qui arrive au bout d’un moment. Je prends mon rythme et attends sagement qu’un groupe venu de l’arrière me reprenne et m’emmène en attendant que l’orage passe. Les kilomètres s’enchainent et je subis toujours autant. Cependant, dans la dernière difficulté je retrouve des couleurs et reprends même quelques concurrents pour terminer à la 14ème place, ce qui au final, est plus qu’honorable. Mais je me dis que les sensations seront meilleures vendredi.

 

 

Le lendemain, c’est sur un circuit de 58km pour 1 500m de dénivelé que l’Étape 2 se déroule. À 9h30, le coup de sifflet retentit et le départ est donné tambour battant. J’essaye de m’accrocher tant bien que mal à la tête de course mais dans la première difficulté le groupe se scinde. Pour ma part, j’intègre le groupe de contre. Ça roule vite, il faut être vigilant et toujours batailler pour rester dans les roues afin de ne pas perdre le groupe et son allure. J’essaye d’être le plus propre possible dans les descentes pour ne pas être contraint à faire un effort à la relance en bas car les sensations ne sont toujours pas au rendez-vous. Je me contente donc encore une fois de prendre les roues pour terminer 18ème, tout en me classant 12ème au général.

 

Le samedi, c’est une étape similaire à celle de la veille qui m’attend avec 60km pour 1 600m de dénivelé. Le départ a lieu à la même heure que la veille, et alors que je suis bien placé dans les premiers kilomètres, je ne parviens pas à réagir dans la première ascension quand la tête s’envole. Je me retrouve rapidement dans un groupe de trois coureurs, juste derrière la tête de course. Les sensations sont plutôt bonnes, je décide donc de prendre les choses en main pour essayer de faire la jonction. Je n’ai malheureusement pas beaucoup d’aide des deux autres concurrents qui subissent, tout comme moi lors des deux premières étapes. Dans la dernière ascension nous sommes quasiment rentrés, mais il manque encore quelques mètres pour revenir dans les roues. Et sur le plat final, je ne parviens pas tout seul à faire la jonction. Je franchis finalement la ligne d’arrivée en 13ème position, ce qui me permet de garder ma place au général.

 

L’ultime étape du dimanche s’annonce très rythmée. Elle ne comporte que 38km pour 1 000m de D+. Mon objectif est clair : essayer de bien me placer dès le départ pour être dans le bon wagon et surtout être propre dans les descentes pour ne pas faire d’erreur au risque de tout perdre. À la suite de la dernière mise en grille de l’évènement, le départ est donné et les pilotes démarrent toujours aussi rapidement. À l’entame de la première bosse, je me place idéalement et le peloton s’étire petit à petit. Dans la première descente, une cassure s’opère et des groupes se forment. De mon côté, je fais partie du groupe de contre en lice pour le top 15.

 

 

La poussière a laissé place à l’humidité durant la nuit et les dalles rocheuses sont devenues de vraies savonnettes. Il faut redoubler de vigilance dans les descentes. Pourtant, c’est en bosse que je fais une erreur. Je négocie mal un passage technique et suis obligé de mettre un pied à terre. Le temps de relancer la machine, je perds le contact avec mon groupe. Le rythme est tellement élevé que je ne peux pas recoller tout seul et je me fais vite reprendre par un groupe de six pilotes comportant le 11ème et le 13ème du général (mes deux rivaux). Dans l’ultime ascension, je tente ma chance et hausse le rythme pour m’en débarrasser et grappiller du temps au classement final.

 

Au sommet, le trou est fait et je bascule tout seul dans l’ultime descente alors qu’il reste seulement 5km. Mais quelques centaines de mètres plus tard, je subis un saut de chaine et suis obligé de m’arrêter pour la remettre. Impuissant, je vois passer devant moi le petit groupe que je venais de distancer. Et malheureusement, je n’arrive pas à le rattraper avant de franchir une dernière fois la ligne d’arrivée. Je termine 21ème de l’Étape 4 et cède une place au classement général dans lequel on me retrouve en 13ème position au bout de ces quatre jours de courses.

 

 

Un résultat plus que satisfaisant en vue du plateau de coureurs à la suite de quatre jours d’effort avec des sensations qui sont revenues petit à petit, et sans aucun souci mécanique majeur. Une belle récompense afin de boucler ce premier gros bloc de compétition en Espagne ayant duré deux semaines. Maintenant place à un peu de repos avant d’enchainer en Croatie du 20 au 24 avril. »

Crédits photos : Volcat – Outdoortime tv

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